Quelles belles paroles que ces paroles de la 1° lecture en ce jour où je fête mon anniversaire d’ordination. Je les relis : Aussi est- ce par le Christ que nous disons à Dieu notre « amen », notre « oui », pour sa gloire. Celui qui nous rend solides pour le Christ dans nos relations avec vous, celui qui nous a consacrés, c’est Dieu ; il nous a marqués de son sceau, et il a mis dans nos cœurs l’Esprit, première avance sur ses dons. Que mon Oui d’il y a 41 ans soit en ce jour renouvelé, fortifié par le Oui de Jésus et soutenu par votre prière.
Quant à l’Evangile, il exprime de manière très forte ce à quoi j’ai dit Oui, la mission que j’ai acceptée, mais il dit aussi ce à quoi chaque chrétien dit Oui en recevant le Baptême : nous acceptons d’être sel de la terre, lumière du monde. Je dis : nous acceptons d’être et non pas nous acceptons de devenir car Jésus dit : vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde, il ne dit pas, je vous demande de devenir le sel de la terre, lumière du monde. Le Baptême et à fortiori l’ordination nous configurent au Christ qui est le sel de la terre et la lumière du monde. En nous disant que nous sommes sel de la terre et lumière du monde, Jésus nous invite donc à ne pas enfouir cette grâce de configuration que nous avons reçus.
Il y a eu un temps où on se demandait dans l’Eglise s’il valait mieux être sel ou lumière. Le sel il disparait dans le plat, certains se faisaient donc les promoteurs de la pastorale de l’enfouissement dans laquelle l’idéal était de ne pas se montrer, de ne pas parler, mais d’agir dans l’anonymat. La lumière, au contraire, elle est bien repérable, d’autres se faisaient donc les promoteurs d’une pastorale qui rendrait l’Eglise et les chrétiens très visibles. Cela a engendré bien des conflits internes à l’Eglise ! Mais ces querelles étaient vaines et stériles car Jésus n’a pas dit : certains d’entre vous sont appelés à être le sel de la terre et d’autres seront appelés à être la lumière du monde ; il a dit : vous êtes le sel de la terre ET vous êtes la lumière du monde. Tout se joue dans le « Et » c’est-à-dire que ces deux images, il faut les conjuguer.
En effet, sous des apparences contradictoires, elles nous disent exactement la même chose car elles sont à entendre comme un appel de Jésus qui nous envoie là où il y a besoin de nous. C’est un peu comme si Jésus disait : là où il y a de la fadeur, rajoutez votre grain de sel ! Là où il y a des ténèbres, apportez la lumière. Le sel n’a aucun intérêt dans un pot de sel, par contre, il devient très intéressant quand il est mis en contact de ce qui manque de saveur. La lumière, en plein jour, elle n’a aucun intérêt, c’est la nuit qu’elle devient intéressante. Jésus ne prêche donc ni pour une Église enfouie et anonyme, ni pour une Église visible et triomphante. Il prêche pour une Église missionnaire : allez là où la vie manque de saveur, allez là où les ténèbres risquent d’égarer ceux qui les traversent.
Avec ces deux images, Jésus nous invite donc à ne pas choisir la facilité en arrosant là où c’est déjà bien mouillé, mais à rejoindre les lieux plus arides où la vie est plus fade et où les ténèbres l’emportent si souvent. Mais ce ne sont pas seulement des lieux qu’il faut rejoindre, dans ces lieux, ou en tout lieu, ce sont des personnes que nous devons rejoindre, des personnes dont la vie manque de saveur et de lumière.
Je voudrais encore souligner un autre aspect commun à ces deux images qui peut également devenir assez suggestif. Le sel comme la lumière n’ont aucun intérêt en eux-mêmes. Je l’ai dit du sel dans un pot de sel n’a aucun intérêt ni la lumière en plein jour ! Le sel, sa mission, c’est de mettre en valeur les saveurs d’un plat. De même pour la lumière, on ne regarde pas la lumière, d’ailleurs si on se met à regarder la lumière, ça a l’effet inverse de ce qu’on recherchait : on n’y voit plus rien ! La lumière, elle sert juste à me faire voir ce que je ne peux voir dans la nuit. Cela signifie donc que ces deux images constituent une mise en garde de Jésus concernant la mission des chrétiens. Jésus nous met en garde en nous rappelalnt que le but de la mission, ce n’est pas d’attirer à nous. Comme le sel et la lumière qui ne travaillent pas à leur propre compte, nous devons travailler pour conduire au Seigneur
J’aime cette mention que l’on a retrouvé plusieurs fois dans notre lecture des Actes des Apôtres qui précisait que c’est le Seigneur qui adjoignait les nouveaux croyants à la communauté et non la communauté qui travaille pour son recrutement. Vivons la mission, comme le Seigneur nous le demande et Lui se chargera de nous faire vivre et grandir !
Par l’intercession de Notre Dame de Laghet demandons cette grâce de vivre notre mission dans cet esprit que Jésus définit à travers ces deux images. Et en ce jour, je lui demande de m’obtenir tout particulièrement une grâce de renouvellement de mon oui.

✨Très Joyeux et Saint 41 ième Anniversaire de sacerdoce cher père Hébert✨
Soyez abondamment béni par le Seigneur qui nourrit tant nos coeurs par vos homélies si riches où transpire votre amour communicatif pour Lui..
Avec Marthe et Emmanuel au Ciel je prie de tout mon coeur sa prière (de Marthe)en ce jour pour vous cher père Hebert:
» Mon Père,
entretenez et fortifiez en chacun de vos prêtres tout spécialement le père Roger Hebert dont c’est le si bel 41 ième anniversaire de sacerdoce,
le désir ardent de la vie intérieure,
de la vie surnaturelle intime,
l’amour et la soif dévorante des âmes auxquelles ils ont à vous communiquer et à vous donner sans cesse et toujours.
Père,faites leur à tous ,faites lui à lui tout spécialement en ce jour un cœur débordant de confiance filiale et débordant d’amour.
Faites-leur comprendre,
ô mon Dieu,
que toute leur vie ici-bas doit être la continuation et la reproduction parfaite de celle du Christ en vous, pour parler et agir efficacement.
Prenez vos prêtres et tout spécialement le père Roger Hebert,ô mon Dieu,
pleinement, entièrement, pour accomplir, pour aider à accomplir tout ce que vous voulez d’eux ,de lui.
Conduisez-les ,conduisez le en tout et pour tout.
Ô mon Dieu, soyez leur et sa force.
Ô mon Dieu, que toutes leurs et ses actions, les plus importantes, les plus minimes, leur et lui viennent de vous, dépendent de vous et s’adressent à vous.
Qu’elles soient toutes pour vous, ô mon Dieu, pour vous glorifier, pour vous aimer et vous faire aimer. »
Tout filialement dans le Coeur de la Vierge Marie( avec laquelle je méditerai tout à l’heure pour vous les mystères douloureux de notre Sauveur, Barbara