30 juillet : mercredi 17° semaine ordinaire. Creuser, chercher pour trouver la présence du Seigneur qui nous rendra rayonnants.

La première lecture était formidable et surtout elle nous faisait toutes et tous baver d’envie. Comme nous aimerions, nous aussi, à l’image de Moïse qui descendait de la montagne de Dieu, être rayonnants à chaque fois que nous sortons d’un temps de prière. Et vous avez entendu, Moïse était tellement rayonnant qu’il était obligé de mettre un voile sur son visage pour ne pas éblouir ses interlocuteurs. Evidemment, il serait étonnant qu’un tel phénomène se produise pour nous, néanmoins, je pense que nous vivons quand même un peu cela. Si ce n’est pas notre visage qui rayonne, ça peut être notre regard qui est devenu plus lumineux, notamment grâce à l’adoration. Celui que nous avons contemplé nous imprègne forcément. Et puis, c’est aussi notre cœur qui va rayonner l’amour contemplé. Alors, peut-être que nous, nous ne nous en rendons pas compte et après tout tant mieux si c’est comme ça, l’essentiel c’est que les autres profitent des grâces que nous avons reçues.

Venons-en à l’Evangile qui nous propose deux petites paraboles. Dans l’une comme dans l’autre il est question d’une personne qui a gagné le jackpot, pour l’une c’est un trésor caché et pour l’autre, c’est une perle très précieuse. Et, ces paraboles, Jésus les raconte pour nous parler du Royaume des Cieux. Vous le savez quand Jésus parle du Royaume des cieux ou du Royaume de Dieu, il ne veut pas nous faire une description du paradis futur, de ce qui nous attendra quand nous serons chez Dieu, il veut nous parler de ce que peut devenir la vie de ceux qui acceptent que Dieu règne vraiment dans leurs cœurs, le Royaume de Dieu, c’est ça, c’est quand Dieu règne en nous, quand sur la terre, nous commençons à vivre comme au ciel.

Les deux paraboles nous parlent d’hommes qui accomplissent leur travail, travail de paysan dans la 1° parabole, travail de commerçant dans la 2°. Dans les deux paraboles, on sent qu’ils se donnent de la peine, le travail de paysan n’est pas facile, retourner la terre, c’est exigeant et le travail de commerçant demande beaucoup de persévérance pour dénicher la bonne affaire. C’est donc en accomplissant leur travail qu’ils vont voir leur quotidien complètement transformé. 

Mais ce que Jésus raconte est quand même étonnant parce que ça n’a rien à voir avec la fameuse publicité du loto ! Vous savez dans cette pub, on voit quelqu’un venir faire ses adieux à son patron et à ses collègues, il arrive au bureau ou à l’usine avec des palmes aux pieds, en maillot de bain, fumant un gros cigare. C’est clair, avec ce qu’il vient de gagner, il n’a plus du tout l’intention de travailler et il vient narguer ceux qui vont être obligés de continuer. Là, dans l’histoire quand l’homme a trouvé le trésor, il ne part pas avec le trésor pour mener une vie de luxe, il achète le champ. De même pour le commerçant de perles. Pourquoi donc agissent-ils ainsi ? Voilà l’interprétation que je vous propose, mais si l’Esprit-Saint vous en souffle une autre, accueillez-la aussi ! Je vais surtout parler de la 1° parabole et vous adapterez pour la 2° !

Le champ dont Jésus parle dans cette parabole pourrait représenter notre vie et le trésor qui est à trouver dans le champ de notre vie, c’est la présence du Seigneur. Quand on a trouvé ce trésor de sa présence permanente, il ne s’agit pas de partir avec le trésor, de déserter notre vie pour profiter égoïstement de la joie que donne sa présence. Non, cette découverte, elle va puissamment transformer notre vie, le quotidien de notre vie ; la découverte du trésor de la présence de Dieu va nous faire aimer la vie, le monde, les hommes. 

En effet, celui qui a trouvé ce trésor comprend qu’il n’est pas un privilégié comme le gagnant du loto, il comprend que ce trésor est accessible à chacun pour peu qu’il ne reste pas à la surface de sa vie. Tous ceux qui acceptent de creuser comme le dit la 1° parabole ou de chercher comme le dit la seconde pourront, eux aussi, découvrir ce même trésor. Quand on a découvert ce trésor de la présence du Seigneur, finalement, on n’a plus qu’un seul désir, c’est d’aider tous ceux qui nous entourent à se transformer, eux aussi en chercheurs de trésor. 

Par l’intercession de Notre Dame de Laghet, demandons la grâce de ne pas rester à la surface de nos vies, de ne pas vivre superficiellement. Assistés par le Saint-Esprit, creusons, cherchons. Puissions-nous, par le rayonnement de nos visages, de nos coeurs donner envie à tous ceux qui nous entourent de devenir à leur tour des chercheurs de la présence du Seigneur. Car c’est Lui qui est le seul vrai grand trésor capable de transformer le quotidien de nos vies.

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