7 septembre : 23° dimanche temps ordinaire : Priorité à Jésus en cette rentrée !

Les vacances sont finies … l’activité du blog reprend

Pour cette messe de rentrée des Equipes Notre Dame, vous auriez peut-être aimé entendre un texte d’Evangile dans lequel Jésus prodigue de beaux encouragements pour la famille, ce n’est pas le cas ! On pourrait même penser, en faisant une lecture superficielle de ce texte que c’est exactement l’inverse, la famille, les liens familiaux ne semblent pas la priorité pour Jésus. Vous avez entendu cette parole qui vous a sans doute interrogé et vous vous êtes demandé comment la vivre : Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Peut-être avez-vous pensé que c’est, sans doute, une belle parole quand on est prêtre ou religieuse mais quand on est père ou mère de famille et même enfants dans une famille, comment vivre ce que Jésus demande ? Parce que, de fait, cette parole s’adresse à tous puisqu’elle parle des pères, des mères, des enfants, des frères et sœurs, c’est donc une parole pour les couples et les familles, donc une très belle parole pour votre messe de rentrée ! Très bien, mais comment la vivre concrètement ? Vous avez peut-être entendu cette belle parabole que je me permets de vous raconter à nouveau.

Un jour, un vieux professeur proposa cette histoire à ses élèves et il la raconta en faisant devant leurs yeux l’expérience. Il sortit un grand pot, le posa en face de lui, puis y plaça délicatement douze gros cailloux. Lorsque le pot fut rempli, il demanda :

« Est-ce que le pot est plein ? »

Tous les élèves répondirent : « Oui ! » Alors, il prit un récipient rempli de graviers, qu’il versa sur les gros cailloux puis remua le pot. Les graviers s’infiltrèrent entre les gros cailloux, jusqu’au fond. Le vieux prof demanda encore :

« Est-ce que le pot est plein ? »

L’un des élèves répondit : « Probablement pas ! »

Il versa un sac de sable jusqu’à combler les espaces, puis dit :

« Est-ce que le pot est plein ? » 

Sans hésiter, les élèves répondirent « Non ! ». Le vieux professeur remplit alors le pot à ras bord, avec de l’eau, puis demanda finalement :

« Quelle vérité nous démontre cette expérience ? »

Un des élèves répondit : « Cela démontre que, même lorsque l’on croit que notre agenda est complètement rempli, si on veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous et de choses à faire. »

« Non », dit le professeur, « La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous. »

Je crois vraiment que cette parabole peut nous aider à entendre la parole de Jésus quand il nous dit : Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. C’est donc comme si Jésus disait : si vous mettez comme prioritaire dans votre vie le lien avec moi, alors, tous vos autres liens trouveront leur juste place. Le gros caillou qu’il faut faire entrer en premier dans nos vies, c’est lui ; si nous le lui donnons la première place, il y aura de la place et surtout une juste place pour toutes les autres relations. Et cela, c’est donc vrai pour nous tous, vous les familles, moi qui suis prêtre et tous les autres prêtres, la sœur qui anime cette messe et toutes les autres sœurs. Le grand risque serait de donner à Jésus le temps qui reste dans une journée quand nous avons fait tout ce qui nous semble le plus important. Or, nous savons tous, par expérience, qu’il ne nous reste jamais du temps, c’est même plutôt l’inverse, chaque jour, il nous manque du temps. Dans ces conditions, nous comprenons bien que Jésus sera la dernière roue du char. Et quand il est la dernière roue du char, c’est tout l’équilibre de notre vie qui s’en trouve perturbé, c’est la fécondité de nos vies qui se trouve attaquée, ce sont toutes nos autres relations qui perdent en qualité.

Le père Caffarel, fondateur des END, l’avait bien compris puisque, dans ce mouvement de spiritualité conjugale, il avait placé parmi les 6 points concrets d’efforts 4 qui concernent la relation au Christ : l’oraison, l’écoute de la Parole, la prière conjugale et la retraite annuelle. 

Pour avoir été conseiller spirituel, je sais très bien que ce n’est pas forcément très simple à mettre en œuvre, si ça peut vous rassurer, sachez que, même dans la vie d’un prêtre ou d’une consacrée, la prière restera toujours un combat. Certes, particulièrement au sanctuaire, nous avons la chance d’avoir nos journées rythmées par la prière, mais il ne suffit pas de venir à l’heure à la chapelle pour donner priorité au Christ. On peut très bien être présent physiquement sans être vraiment présent ! On peut très bien réciter des psaumes sans vraiment prier ! Vous, comme nous, nous sommes donc engagés dans le même combat, un combat que nous aurons à mener toute notre vie pour que Jésus soit bien le premier gros caillou que nous plaçons en premier dans notre journée pour que tout le reste de nos activités, pour que toutes nos autres relations trouvent de la place et une juste place ! Et comme il n’est jamais facile de mener un combat, seul, connaissant votre pauvreté, vous avez choisi de vous faire aider et c’est le sens de la vie d’équipe.

Puisque vous êtes venus au sanctuaire de Laghet pour lancer votre année, nous demandons son intercession, elle qui veille sur vos équipes et sur chacun des membres du mouvement, pour que vous puissiez faire des choix clairs en mettant, chaque matin, la présence de Jésus au cœur de votre vie comme la priorité des priorités.

Laisser un commentaire