7 novembre : les saumons stimulants pour l’évangélisation !

Vous le savez, les saumons vivent dans la mer, mais parvenus à l’âge de la maturité, s’ils veulent donner la vie, ils doivent retrouver la rivière qui les a vu naître et la remonter jusqu’au lieu de leur naissance, même si ça leur demande parfois beaucoup d’efforts. Aucun saumon ne serait assez stupide pour refuser l’effort que représente ce voyage de retour à la source de sa vie. Je ne connais pas le volume de la cervelle d’un saumon, mais j’imagine qu’il ne doit pas être très important ! Eh bien malgré cela, les saumons ont compris que la condition pour que leur vie soit féconde, c’est de retrouver leur source.

Je pense que vous voyez où je veux en venir ! Evoquer cet aspect de la vie des saumons, c’est prendre conscience d’un véritable drame. Parce que, les hommes qui, eux, ont un cerveau tellement plus développé et tellement plus capable de merveilles, eh bien, ils n’ont toujours pas compris que s’ils ne remontaient pas jusqu’à Celui qui est la source de leur existence, leurs vies ne seraient jamais parfaitement fécondes.

Paul l’a rappelé de manière très claire dans la 1° lecture : nous appartenons au Seigneur. St Irénée, le grand évêque de Lyon, pour expliciter cette parole dire que Dieu a laissé son empreinte en nous. C’est un peu comme les bijoutiers qui marquent leurs créations avec leurs poinçons et c’est ainsi que l’on peut, à partir de n’importe quel bijou, remonter jusqu’à son fabricant. Eh bien dit St Irénée Dieu, notre créateur, a laissé son empreinte en nos âmes. Et nous garderons toute notre vie comme une nostalgie qui finit par tourner à la catastrophe si nous ne pouvons pas, tels les saumons retrouver Celui qui est à l’origine de l’existence. Nous appartenons au Seigneur ! C’est ce que dira aussi, à sa manière St Augustin, avec cette parole que nous connaissons tous : « Tu nous as fait pour Toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos, il reste inquiet tant qu’il ne demeure en toi. » 

C’est pour cela que l’évangélisation est si importante. Elle permet à chacun de remonter jusqu’à sa source et de trouver ainsi la véritable fécondité de sa vie. Parce que, vous le savez, la nature a horreur du vide ! Alors, la place laissée vide dans le cœur des hommes qui ont voulu chasser Dieu de leur vie, cette place, elle sera vite occupée mais par des réalités bien moins glorieuses, par des idoles qui vont peu à peu asservir celles et ceux qui leur ont donné la place qui revenait à Dieu seul. « Nous appartenons à Dieu », c’est vraiment un rappel salutaire que nous fait Paul, pour notre propre vie, pour orienter nos choix et nos décisions. 

Mais, comme je le disais, c’est aussi une invitation à évangéliser pour permettre à Dieu de retrouver la place qui doit être la sienne dans les cœurs. Nous n’évangélisons pas parce que nous ne supportons pas d’être devenus minoritaires, nous évangélisons parce que nous aimons nos frères en humanité et nous voulons les aider à remonter jusqu’à Celui qui est la source de leur existence.

Et finalement, c’est bien ce que nous demande Jésus dans l’Evangile où, par ces deux petites paraboles, il nous invite à aller à la recherche de ceux qui se sont perdus. J’ai vu au Québec, des ascenseurs à saumon, des installations qui permettent aux saumons de remonter à la source sans s’épuiser quand ils se trouvent en face de chutes d’eau. Puissions-nous être comme ces ascenseurs à saumon pour aider nos frères à remonter jusqu’à Celui qui est la source de leur vie et qu’ainsi, ils puissent retrouver une vie féconde. C’est ainsi que nous pourrons donner de la joie du ciel puisque le Seigneur aime tant se réjouir quand un seul, parmi la multitude des pécheurs, s’engage sur un chemin de conversion. Nous recevons tant de joie du ciel que nous pouvons bien essayer d’en donner un peu au Bon Dieu !

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